En mars 1990, une Association, régie par la loi du 1 juillet 1901, est fondée sur l’initiative de parents ayant un fils adolescent lourdement handicapé physique. Elle regroupe plusieurs habitants de Coëx, des amis de la famille puis d’autres parents. Elle prend le nom de « Handi-Espoir » et se fixe pour but, au travers de ses statuts :

  • d’aider les familles ayant des descendants handicapés physiques et moteurs ;
  • de favoriser une meilleure distribution géographique des centres pour adultes handicapés physiques, en vue de l’ouverture d’un nouvel établissement.

 

Très tôt des contacts sont pris avec la Direction de la Solidarité et de la Famille, auprès du Conseil Général de la Vendée, pour monter le dossier d’un foyer de vie, avec plusieurs phases successives :

  • le recensement des familles et des personnes, adultes handicapés physiques, susceptibles d’être intéressées par ce nouvel établissement ;
  • la conception du projet de vie ;
  • l’élaboration du projet architectural ;
  • la présentation, en 1994, du dossier au CROSS (Commission Régionale d’Organisation Sanitaire et Sociale) qui donne un avis favorable.

 

En 1996, débutent les travaux de construction pour aboutir, le 3 mars 1997, à l’ouverture du foyer de vie « Le Val Fleuri ».

Avec la participation active des 26 résidents qui y vivent, le Val Fleuri a fêté dignement ses cinq premières années d’existence, le samedi 1er mars 2002.

L’objectif initial étant atteint à travers l’établissement du Val Fleuri, l’Association, sous l’influence des membres du Conseil d’Administration, décide de ne pas en rester là.

En 1998, est mise en place au sein du Conseil d’Administration une commission « Avenir et Devenir» chargée, en lien avec la direction du foyer de vie le Val Fleuri, de réfléchir à d’autres formes d’actions correspondant aux besoins des personnes adultes handicapées physiques et de leurs familles.

 

L’année 2002, sera une année riche de projets. Le samedi premier mars, le Président du Conseil Général est présent au Val Fleuri pour fêter les 5 ans du val Fleuri, avec les résidents, leurs familles, les professionnels, les administrateurs et les partenaires. Il en profite pour annoncer officiellement l’extension du Foyer.

Suite à une réflexion sur les besoins et les attentes des résidents du Val Fleuri et des personnes inscrites sur la liste d’attente, il apparaît opportun d’améliorer et de diversifier l’offre de service. Trois axes sont retenus :

  • la création d’une unité de vie de 8 places pour personnes handicapées présentant une très grande dépendance et/ou un vieillissement précoce, afin qu’elles puissent demeurer dans l’établissement et y être accompagnées jusqu’à la fin de leur vie ;
  • la création d’un appartement relais, pour favoriser l’autonomie et une sortie progressive des résidents qui le peuvent vers le milieu ordinaire, et offrir un lieu d’accueil aux familles éloignées ;
  • la création d’un lieu d’accueil de jour de 6 places ouvert aux adultes handicapés physiques qui vivent au domicile de leur famille.

2 premiers usagers de l’accueil de jour seront accueillis au sein du Val Fleuri au cours de l’année 2002.

 

En 2003, fort de la réflexion entreprise autour de la question du vieillissement des personnes handicapées ni du Val Fleuri, le Conseil Général de Vendée a proposé à l’association de réfléchir puis de devenir promoteur d’un projet innovant permettant l’accueil familial de personnes adultes handicapées avec leurs parents âgés. La Maison Marie-Claude Mignet est lancée. Elle accueillera 15 familles sur la base de 4 piliers :

  • L’accueil familial, sans condition ni de handicap, ni de dépendance et dans le respect des habitudes de vie antérieures
  • L’accompagnement au quotidien dans le cadre de projets individuels et familiaux
  • L’accompagnement jusqu’en fin de vie et la préparation à la séparation
  • Le maintien des personnes, dans l’établissement, après le décès de leurs proches, là aussi sans autres limites que la capacité de l’établissement à assurer un accompagnement bientraitant.

Le projet se complète de 3 places d’accueil temporaire

La Maison MC Mignet a ouvert ses portes le 15 décembre 2007 avec 5 familles. En 2014, 14 adultes en situation de handicap sont accueillis avec au moins un parent, ce qui fait 15 personnes âgées. 3 adultes handicapés vivent encore dans la maison après le décès de leurs parents. La maison a changé de nom en 2012 pour désormais être nommée : Maison d'Accueil Familial le Boistissandeau, du nom du domaine où elle est implantée.

 

En 2004, le constat, réalisé quasiment dès l’ouverture du Val Fleuri, sur le besoin de médicalisation, a conduit à la création de dix places de F.A.M. réduisant d’autant la capacité d’accueil du foyer de vie. Ce besoin de médicalisation n’a cessé de croître depuis. Fin 2014, suite à une évolution en 3 phases (2009, 2013 et 2014) le Val Fleuri comptait 20 places de Foyer d’Accueil Médicalisé pour 14 places de Foyer Occupationnel. La proportion s’est inversée, montrant bien l’évolution des besoins des résidents avec l’âge et les pathologies.

Ce besoin de médicalisation touche aussi la Maison d'accueil du Boistissandeau qui compte 8 places de FAM, répondant ainsi à la pluralité des handicaps et donc des besoins mais aussi aux évolutions liées à l’âge et à la disparition progressive des aidants parentaux.

 

En 2007, la fréquentation des personnes de l’accueil de jour, met en évidence le besoin de renforcer l’accompagnement des personnes handicapées physiques en articulation avec leur domicile. L’association, se saisissant de l’opportunité d’une orientation forte du schéma départemental en faveur des personnes handicapées, dépose un dossier au CROSMS pour la mise en place :

  • de 3 nouveaux services d’accueil de jour sur la moitié ouest du département
  • d’un SAMSAH et d’un SAVS sur ce même territoire

 

Le maillage se fait progressivement de 2008 à 2014 avec l’ouverture successivement de :

  • SAVS/SAMSAH le 1er septembre 2008 ;
  • accueil de jour l’Océan au Château d’Olonne le 8 mars 2011 ;
  • accueil de jour La Plaine à Luçon le 22 avril 2013
  • accueil de jour Graines des Vents à Mouilleron le Captif le 17 septembre 2014.

Ce dispositif, regroupé sous le nom de Pôle Vivre A Domicile (PVAD), mis en place et renforcé par les différentes places d’accueil temporaire dans les établissements, permet d’accompagner au mieux les projets de vie à domicile des personnes en situation de handicap moteur sur l’ouest de la Vendée. Il repose sur de nombreux partenariats.

 

Aussi aujourd’hui, la palette de réponses proposées par l’association s’est considérablement élargie pour répondre aux besoins des personnes handicapés (quel que soit le handicap) et de leur famille, aussi bien en termes de modalité d’accueil (hébergement collectif, accueil de jour, soutien au domicile…) que de lieux géographiques (5 sites sur l’ouest de la Vendée et 1 dans le bocage vendéen).

 

En 2009, l’association Bon Secours, gestionnaire du FAM La Maison du Vent d’Espoir à Notre Dame de Monts se trouve en difficulté. Après un dépôt de bilan et une mise sous tutelle, les autorités de tarification (CG et DDASS) décident de transmettre l’autorisation de fonctionner à une autre association. Handi-Espoir est alors interpellée par l’AFTC85 et Bon Secours pour être candidate à la reprise. Le Conseil d’Administration acte cette candidature. Au terme de plusieurs réunions, faute d’accord entre les autorités (CG85 et DDASS) il est demandé à deux associationsde travailler ensemble à la reprise de l’activité du FAM. Un Groupement de Coopération Social et MédicoSocial est créé à l’occasion. Il regroupe les deux membres (Handi-Espoir et ARTA) et se donne pour objet la gestion du FAM mais aussi de devenir ‘chef de file’ des actions en faveur des traumatisés crâniens sur le département de la Vendée. Il prendra un peu plus tard le nom de GCSMS Phinéas du nom du premier traumatisé crânien ayant fait l’objet d’un suivi scientifique, aux Etats Unis, au XIXème siècle.

 

 Afin de mener à bien toutes ces actions, dans le respect des statuts associatifs, ceux-ci ont dû être modifiés. Ainsi, en 2006, Handi-Espoir souhaite faire reconnaître son statut d’association représentative des personnes handicapées et de leurs familles. Il est décidé d’adhérer à l’UDAF. L'association s'ouvre désormais à tout type de handicap et à tout âge.

 

Le développement d'Handi-Espoir se poursuit par le rapprochement avec 2 associations vendéennes. la première est l'AHT qui gère un lieu de vie à Talmont Saint Hilaire. le 1er janvier 2016, devant ses difficultés, l'AHT demande au Département de la Vendée de transférer l'autorisation de gestion de la Résidence les Mouettes à Handi-Espoir. Fin 2015, l'AGR et Handi-Espoir entament un processus de rapprochement. Celui-ci aboutit à la fusion d'AGR au sein d'Handi-Espoir le 1er juillet 2017. Par le fait même, les 3 résidences pour travailleurs d'ESAT et retraités situées à la Roche/yon intègrent le périmètre d'Handi-Espoir.

Le 19 septembre 2017, Handi-Espoir signe un Contrat Pluriannuel d'Objectifs et de Moyens qui la lie au Département de la Vendée et à l'ARS pays de la Loire. Ce CPOM couvre la période 2017-2021 et définit les orientations stratégiques et les actions à conduire. Plusieurs fiches actions concernent des projets innovants d'accueil et d'accompagnement des personnes handicapées.

Mentions Légales - Site réalisé par Aloa Informatique